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Le développement social urbain : entre rationalisation gestionnaire et accompagnement des initiatives populaires. Le cas des actions de transition écologique menées par L’apes pour les filières d’Action Logement Ce mémoire analyse la manière dont le Développement Social Urbain (DSU), et plus particulièrement les actions de transition écologique menées par l’association L’apes, se déploient dans un contexte de tensions permanentes. D’un côté, les équipes revendiquent une approche sociale et participative, attentive aux besoins des habitants et ouverte aux initiatives locales. De l’autre, elles doivent composer avec des contraintes fortes : logiques gestionnaires des bailleurs, obligations réglementaires, financements limités et stratégies institutionnelles. Cette position d’entre-deux conduit souvent à des actions standardisées centrées sur la responsabilisation individuelle, incarnées par l’écocitoyenneté. L’exemple du dispositif Cube Logement illustre cette ambivalence : sous une apparence ludique et collective, il impose une logique de performance et de compétition, parfois perçue comme moralisatrice et déconnectée des réalités sociales. Pourtant, le mémoire met aussi en lumière des alternatives portées par les chargés de DSU. En s’appuyant sur les pratiques déjà présentes dans les quartiers populaires (sobriété contrainte, solidarités de voisinage, compostage, groupements d’achat comme le réseau VRAC), ils esquissent une “écologie populaire”, plus ancrée dans le quotidien et articulée aux enjeux de justice sociale. Ces démarches, bien que limitées par le manque de moyens humains et financiers, ouvrent la voie à une transition écologique plus inclusive et démocratique, où les habitants deviennent de véritables acteurs de leur environnement plutôt que de simples destinataires de normes imposées.
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Le délogement - relogement comme mode de gouvernance : enjeux sociaux, politiques du renouvellement urbain à Nantes.
Analyse des quartiers prioritaires de Bottière Pin Sec, des Dervallières et de Nantes Nord Ce mémoire interroge les effets sociaux et politiques des processus de délogement-relogement dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU), en prenant pour terrain d’étude trois quartiers prioritaires de Nantes : les Dervallières, Nantes Nord et Bottière Pin Sec. La problématique centrale consiste à comprendre comment ces mobilités résidentielles contraintes, induites par les opérations de démolition ou de réhabilitation lourde, révèlent et accentuent les inégalités sociales et reconfigurent les rapports différenciés à l’habitat. La démarche adoptée combine une analyse historique et institutionnelle des politiques publiques (construction des grands ensembles, politiques de peuplement, évolution de la politique de la ville) et une enquête qualitative fondée sur trente entretiens semi-directifs auprès de ménages relogés. Ce croisement méthodologique permet d’articuler les politiques publiques avec les vécus individuels et collectifs des habitants.
Les résultats mettent en évidence plusieurs dynamiques. La démolition et le relogement s’imposent comme des instruments de gouvernance néolibérale visant la compétitivité urbaine et la recomposition sociale des quartiers. Ces processus produisent
des effets ambivalents, certains ménages y trouvent l’opportunité d’un « parcours résidentiel positif », tandis que d’autres perçoivent le processus comme expulsion qui fragilise leur sentiment d’habiter. Enfin, l’appropriation des nouveaux logements et quartiers se révèle inégale, fortement dépendante des ressources individuelles et des dynamiques collectives. Ainsi, le relogement ne saurait être réduit à une simple opération technique d’accompagnement ; il constitue un révélateur des tensions entre objectifs institutionnels (mixité sociale, attractivité, normalisation des territoires) et expériences vécues des habitants
(attachement aux lieux, mémoire, identités collectives). Cette recherche invite à reconsidérer la place du délogement-relogement dans la fabrique urbaine et à interroger sa capacité réelle à réduire les inégalités, plutôt qu’à les reproduire sous de nouvelles formes.
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Concessions d’aménagement et concessions nécessaires : quand l'aménagement est à l’épreuve des normes et des réglementations. Illustré par des exemples d’opérations dans les Pyrénées-Orientales. Une concession d’aménagement est un contrat juridique couramment utilisé en France lorsqu’une collectivité territoriale souhaite confier la réalisation de projets d’aménagement à un opérateur public, semi-public ou privé. En tant qu’outil contractuel stratégique, elle s’impose comme un puissant levier d’intervention, conçu pour offrir une réponse ciblée aux enjeux locaux d’aménagement.
Néanmoins, face à l’intensification des normes et des réglementations, le secteur de l’aménagement doit faire face à de multiples crises et enjeux contemporains majeurs, qui remettent en question les pratiques et l’action même d’aménager : crise environnementale, énergétique et climatique, hausse générale du niveau des prix, ralentissement des activités liées à la production immobilière, baisse des capacités d’emprunt des entreprises et des ménages, réduction des capacités d’investissement des collectivités territoriales, augmentation des contraintes réglementaires propres aux opérations d’aménagement, raréfaction du foncier disponible et mutation des modes d’habiter etc.
Ainsi, la montée en puissance des normes et des réglementations rend l’action plus complexe, impose des compromis permanents et oblige à repenser des trajectoires d’aménagement désormais moins linéaires. Les aménageurs doivent faire des concessions dans leurs projets — réduire leur envergure, intégrer des exigences environnementales et réglementaires plus strictes, composer avec des choix politiques, etc. — tout en restant eux-mêmes contraints par le contrat de concession d’aménagement. La conciliation entre aménagement et arbitrage ne relève plus d’un simple ajustement technique : elle traduit un véritable changement de paradigme. Dans ce contexte, les notions d’exigence et de contrainte s’entrelacent, redéfinissant les compromis nécessaires à l’évolution des pratiques d’aménagement.
Face à ce tumulte, dans quelle mesure les concessions d’aménagement restent-elles des leviers efficaces de l’action publique locale face à l’inflation des réglementations et à l’accroissement des incertitudes ? Comment les aménageurs, et plus particulièrement les Entreprises Publiques Locales d’aménagement, se réinventent-ils dans leurs missions et dans la place qu’ils occupent ?
L’objectif de ce mémoire de Master 2 est de dresser le portrait d’un contrat, d’un outil et d’un modèle d’aménagement — de production de logements et d’équipements — largement utilisé par les aménageurs et les collectivités territoriales, le tout dans un contexte en forte évolution. Ce document cherche à appuyer là où ça fait mal, à aller au cœur des enjeux, à éviter les discours convenus et à proposer, avec humilité, un point de vue éclairé, justifié et appuyé par des données quantitatives issues de la bibliographie universitaire ainsi que par des informations qualitatives sensibles recueillies lors d’entretiens.
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Quels dispositifs le professeur des écoles peut-il mettre en place en CM1 pour que l'élève donne du sens à la technique de la multiplication posée ? Comment comprendre les difficultés des élèves à appréhender les mécanismes de la multiplication posée. Etude des dispositifs qu'un professeur des écoles peut mettre en place pour faciliter cet apprentissage.
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Le binge drinking, un « nouveau » rituel festif ? Cette recherche de mémoire est consacrée à l’objet sociologique et culturel qu’est l’alcool dans la vie de jeunes adultes et vise à faire la lumière sur la question des comportements de consommation d’alcool, notamment la pratique nommée binge drinking. L’alcool est abordé en tant que produit de consommation fortement socialisant par la résonance des pressions que subissent les jeunes dans leur milieu social. Ainsi, dans quelle mesure l’alcool devient-il une forme de libération face aux attentes contemporaines ? Ce travail de recherche vise à découvrir des pratiques d’alcoolisation et des rituels sociaux sous leurs différentes formes et à mettre au jour les dimensions collectives des conduites individuelles. La consommation d’alcool apparaît ainsi comme un vecteur d’ancrage à un groupe d’appartenance et est utilisé par les jeunes comme un moyen d’évasion dans des moments et des transitions difficiles de la vie sociale. Le mémoire met l’accent sur le fait que la question des comportements d’alcoolisation des jeunes ne peut être comprise que dans le cadre des enjeux sociaux et culturels et souligne que l’évolution de ces comportements est à envisager en termes d’individualisme et de recherche du « frisson » qui nourrissent le binge drinking. Ces rituels festifs, célébrations souvent synonymes d’évasion et de convivialité, sont autant de « validations sociales » et de moyens d’entrer dans le groupe d’appartenance. Le mémoire s’efforce ainsi d’expliquer pourquoi ces pratiques se sont répandues et en quoi, tout en représentant une forme de résistance à la norme sociale, elles nous renseignent sur la manière dont les individus cherchent à gérer des tensions internes et externes. L’enquête s’appuie sur des travaux en sociologie et en psychologie qui permettent d’affirmer ou d’infirmer diverses hypothèses relatives aux déterminants sociaux, culturels et psychologiques de ces comportements.
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Le rôle des outils numériques dans les politiques touristiques pour une gestion du surtourisme Ce mémoire initiation à la recherche aborde la problématique du surtourisme et les réponses qu’il convient d’élaborer par les politiques touristiques à l’usage continu des outils numériques tout en garantissant le rayonnement touristique des territoires. Soumis à une dystopie accélérée, par le développement du tourisme à la portée du grand public, les territoires subissent plusieurs effets sur les ressources naturelles, les infrastructures, le conflit avec les habitants et la viabilité des quartiers. Sur ces enjeux tournants, ce projet étudie les premières réflexions sur des solutions innovantes au travers des outils numériques, permettant aux flux touristiques d'être mieux repartis, de sensibiliser le visiteur et de centraliser des politiques de gestion en temps réel.
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Management des équipes interculturelles dans l'industrie hôtelière : défis, stratégies et impacts Dans une industrie hôtelière mondialisée, le management des équipes multiculturelles représente un défi majeur. Ce mémoire a pour but d’analyser comment les différences culturelles et les transgressions normatives influencent la communication, les dynamiques, le leadership et les performances des équipes. Cette étude s’appuie sur des théories sociologiques et psychologiques en soulignant le rôle de l’intelligence émotionnelle et de la sensibilité culturelle. Une étude de cas sera menée. Les résultats récoltés ont pour but de participer à un management plus inclusif et adaptable dans le monde de l’hôtellerie.
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Le rôle des données numériques dans la gestion et la valorisation des sentiers de randonnée Ce mémoire explore comment les données issues de la randonnée pédestre peuvent contribuer à révéler et renforcer le potentiel économique, patrimonial et fonctionnel des sentiers. Après un état des lieux de la randonnée en France et des enjeux liés à la mesure des pratiques, il analyse la manière dont la gestion et la valorisation des sentiers participent au développement territorial. Enfin, il propose une approche méthodologique appliquée au département de l’Ariège pour illustrer les possibilités concrètes d’exploitation des données. À travers cette réflexion, la randonnée apparaît non seulement comme une activité de loisir, mais aussi comme un levier pour la préservation du patrimoine, le lien social et la dynamique économique locale.
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Le rôle des politiques publiques d'aménagement de la montagne dans la transition vers un tourisme durable Ce mémoire s'intéresse au rôle des politiques publiques d'aménagement dans la transition vers un tourisme durable dans les stations touristiques de montagne. Le tourisme de montagne, historiquement centré sur les sports d'hiver, se trouve aujourd'hui confronté à de nombreux défis, notamment la raréfaction de l'enneigement liée au changement climatique l'évolution des attentes des clientèles. Face à ces enjeux, les pouvoirs publics, aux différentes échelles territoriales, élaborent des politiques visant à promouvoir un tourisme moins dépendant de la neige, plus diversifié et plus respectueux de l'environnement. À travers l'étude du cas de Chamonix-Mont-Blanc, station emblématique des Alpes françaises, ce mémoire analyse dans quelle mesure les outils de planification territoriales (PLU, SCOT, SRADDET, PCET) permettent de soutenir cette transition.
Trois hypothèses de recherche structurent l’analyse : l’efficacité relative des outils d’aménagement, les difficultés rencontrées dans la diversification touristique, et les limites financières et institutionnelles des politiques publiques locales. L'approche méthodologique repose sur une analyse documentaire approfondie, des entretiens exploratoires avec des chercheurs et des professionnels de tourisme, ainsi que sur une préparation méthodologique rigoureuse pour une enquête de terrain projetée. Ce travail met en lumière les atouts, les freins et les pistes d'amélioration pour renforcer la durabilité touristique en milieu montagnard.
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La diversification de l'offre touristique dans les territoires littoraux Les territoires littoraux sont à la croisée de chemins entre valorisation touristique et préservation environnementale. Face aux défis posés par la surfréquentation, l’artificialisation des espaces et le changement climatique, ce mémoire propose d’analyser la diversification de l’offre touristique comme levier stratégique. À travers une approche théorique complétée par une étude de terrain menée à Nice, cette recherche examine comment un tourisme plus diversifié et durable peut répondre aux exigences contemporaines d’attractivité territoriale tout en assurant la résilience écologique et socio-économiques des littoraux.
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Données & patrimoine vernaculaire Le patrimoine longtemps gardé comme bien privé, est devenu un bien collectif à travers les époques. Il est le témoin de chaque génération, mettant à profit les matériaux locaux, l’identité culturelle et les modes de vie propre à chaque territoire sur lequel il est bâti. Qualifié de patrimoine matériel ou immatériel, il est l’œuvre d’une population et se doit d’être transmis aux générations futures. Son décor parfois surprenant raconte une histoire qui doit être protégée. Ces vestiges précieux de nos ancêtres doivent être conservés et valorisés auprès des nouvelles générations, tout en respectant les techniques de construction et la réglementation. La loi a mis en place plusieurs processus de sauvegarde et de valorisation permettant de faire profiter les générations futures à ces -petits- bâtis.
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L’accessibilité numérique dans le tourisme, pour les personnes en situation de handicap Ce mémoire explore comment l’accessibilité numérique peut renforcer l’autonomie des personnes en situation de handicap, singulièrement dans le secteur du tourisme. À travers une analyse des cadres juridiques, des normes internationales (WCAG, RGAA) et des outils technologiques, il démontre que l’inclusion numérique ne se limite pas à des aspects techniques, mais constitue un levier essentiel d’égalité, de citoyenneté et de participation sociale. Des hypothèses sont posées et des pistes de terrain préconisées pour évaluer concrètement l’impact de ces dispositifs sur l’expérience touristique des publics concernés.
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L'impact du comportement des clients sur les revenus de la restauration dans les hôtels : une étude comparative entre le Brésil et la France Cette étude traite des services de restauration (F&B) en tant que moteur essentiel de l'expérience client, de la réputation de la marque, ainsi que de l'impact des normes culturelles et des pratiques sociales sur le comportement des clients et leur influence sur les revenus F&B dans les restaurants d'hôtels. Une comparaison entre le Brésil et la France montre que les formats opérationnels doivent être adaptés culturellement pour améliorer la rentabilité et la satisfaction des clients. Cette dissertation s’appuie sur un cadre théorique combinant la sociologie de l’alimentation et la gestion des revenus hôteliers pour comprendre comment les hôtels surveillent et gèrent leurs services de restauration. Elle compare également des études de cas d'hôtels au Brésil et en France afin d'analyser les différences culturelles. Les hôtels brésiliens démontrent qu'une approche de restauration flexible et festive favorise une plus grande participation au F&B, tandis que les hôtels français peinent à maintenir leur prestige face à des normes plus rigides. Trois hypothèses principales guident la recherche qualitative sur le terrain. Ce mémoire apportera une contribution académique en approfondissant la compréhension des comportements culturels dans le secteur hôtelier et proposera des stratégies pratiques pour aider les gestionnaires d’hôtels à adapter leurs stratégies F&B aux attentes évolutives des clients dans un marché concurrentiel.
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Tourisme solidaire et développement durable Ce mémoire traite du tourisme solidaire comme levier de développement durable. L'étude explore comment cette forme de tourisme, basée sur les principes de solidarité, de justice sociale et d’équité économique, peut favoriser un développement local respectueux des communautés d’accueil et de l’environnement. À travers une analyse théorique et une approche de terrain au Sénégal, l’accent est mis sur le rôle des agences réceptives dans la mise en œuvre de pratiques touristiques solidaires. Le mémoire démontre que, malgré des défis (marchandisation, fragilité de la coordination), le tourisme solidaire peut renforcer l’autonomie économique, culturelle et sociale des territoires, à condition de s'appuyer sur une véritable co-construction avec les acteurs locaux.
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Tourisme balnéaire et développement territorial : le cas de la ville côtière de Mbour au Sénégal Le tourisme balnéaire connaît un essor considérable sur les côtes africaines, apportant de nouvelles opportunités pour dynamiser les économies locales. Ce mémoire étudie le rôle que peut jouer cette activité dans le développement territorial durable des littoraux, en questionnant son impact à la fois économique, social et environnemental. À travers l’analyse des dynamiques touristiques, nous avons cherché à comprendre comment concilier attractivité et préservation des ressources naturelles. Car si le tourisme balnéaire crée des emplois, améliore les infrastructures et valorise les territoires, il engendre aussi de fortes pressions sur les écosystèmes et les modes de vie traditionnels. Ce travail souligne l’urgence de construire un tourisme plus responsable, appuyé sur une gouvernance participative, pour que les bénéfices profitent réellement aux territoires. En définitive, il nous invite à réfléchir : le tourisme peut-il être un moteur de développement sans trahir l’identité et la richesse naturelle des littoraux africains ?
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Les opérations financées par la RHI THIRORI dans les centres anciens des petites et moyennes villes : L'exemple de la rue Gabriel Péri à Pamiers (Ariège) La RHI THIRORI (« Résorption de l’Habitat Insalubre irrémédiable ou dangereux » et « Traitement de l’Habitat Insalubre Remédiable ou dangereux et Opérations de Restauration Immobilière ») est un dispositif de l’ANAH qui existe depuis la loi MOLLE de 2009. Elle permet de financer une partie des études préalables, des frais de relogement et d’accompagnement des ménages et du déficit foncier de projets visant à éradiquer l’habitat indigne. Ce levier de financement peut être attractif pour espérer mettre en œuvre des opérations immobilières et d’aménagement qui ne se feraient en aucun cas avec seulement les acteurs privés du marché. C’est notamment le cas dans les centres anciens de certaines villes petites et moyennes, qui peuvent présenter des signes de dévitalisation, et qui comportent une part significative de bâtis vacants et/ou dégradés. Dans ce travail, nous montrons ce qui fait que les pouvoirs publics doivent parfois actionner ce type de levier coercitif qu’est la RHI THIRORI pour pouvoir réhabiliter des quartiers anciens, car les actions incitatives telles que les OPAH peuvent montrer des limites dans certains contextes territoriaux. Nous décrivons la démarche de la RHI THIRORI, puis nous prenons l’exemple concret d’un projet dans la commune de Pamiers, en Ariège, sur deux îlots de son centre historique présentant un état dégradé. Enfin, nous montrons les difficultés et les obstacles de ces études et opérations financées par la RHI THIRORI, souvent présentées comme complexes.
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Le NPNRU à Marseille : trajectoires résidentielles et gouvernance locale dans le projet de La Bricarde Ce mémoire, consacré au Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) à Marseille, étudie les trajectoires résidentielles et les logiques de gouvernance locale à travers le cas du quartier de La Bricarde. L’analyse met en lumière les contradictions entre les ambitions nationales de mixité sociale et les réalités locales auxquelles sont confrontés les habitants. Si le programme vise le désenclavement des quartiers prioritaires et le rééquilibrage territorial, les effets observés restent limités : la mobilité résidentielle demeure majoritairement locale et confinée à d’autres quartiers prioritaires, ce qui restreint la portée émancipatrice du relogement.
À Marseille, le retard est particulièrement marqué, puisque seuls 13 % des relogements prévus dans le cadre du NPNRU ont été réalisés, alors que l’objectif métropolitain s’élevait à plus de 5 000 ménages. Cette faible progression s’explique par la rareté de l’offre hors quartiers prioritaires, la faiblesse des ressources financières des ménages concernés et la complexité administrative du processus. Ces contraintes aboutissent le plus souvent à une reproduction des déséquilibres existants, les habitants demeurant captifs de segments du parc social situés dans les zones les moins attractives.
Le programme a néanmoins permis d’améliorer certaines situations, notamment en réduisant la suroccupation des logements et en offrant, dans certains cas, des conditions d’habitat matériellement plus favorables. Mais ces bénéfices s’accompagnent d’effets paradoxaux : le relogement se traduit davantage par un choix contraint que par une véritable mobilité ascendante. L’expérience des ménages révèle combien la mixité sociale, pourtant centrale dans les discours officiels, reste une notion ambivalente, oscillant entre idéal républicain et outil de gestion urbaine.
En conclusion, le mémoire souligne la nécessité de repenser le renouvellement urbain à partir d’une approche plus contextualisée et adaptée aux réalités locales. Cela suppose de promouvoir une mixité réellement choisie, d’élargir et diversifier l’offre de logements à l’échelle métropolitaine, de renforcer les dispositifs d’accompagnement financier et social, et de développer une gouvernance collaborative qui place les habitants au cœur du processus décisionnel. Ainsi, le mémoire met en évidence l’écart persistant entre les ambitions affichées et les effets concrets du NPNRU, tout en ouvrant des pistes pour un renouvellement urbain plus équitable et inclusif.
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La végétalisation participative, un enjeu de nature au sein des quartiers prioritaires de la ville ? Le cas du quartier des Izards Ce mémoire propose de s’intéresser au sujet de la nature dans les quartiers prioritaires de la
ville et au concept de végétalisation participative. Plus précisément, comment un projet de
pépinière participative peut-il s’inscrire dans un quartier très urbanisé et où les difficultés
sociales sont très présentes ?
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Une justice socio-spatiale à tout prix ? Le cas du déploiement du système de vélo en libre-service (VLS) toulousain Le 30 août 2024 a marqué une évolution dans le paysage des mobilités toulousaines. La ville a inauguré une nouvelle génération de Vélos en Libre-Service (VLS), transformant ainsi les caractéristiques et la perception de ce service. Cette évolution ne représente pas seulement une avancée technologique, mais met en lumière une réflexion sur la mobilité durable et l’équité territoriale. Les systèmes de VLS sont devenus essentiels dans l’évolution des déplacements en milieux urbains. Depuis les premières expérimentations à Amsterdam en 1965 jusqu’au modèle Vélo’v de Lyon en 2005, ces services ont considérablement évolué. À Toulouse, cette évolution se traduit par une augmentation de la flotte et l’intégration des Vélos à Assistance Électrique (VAE). Cette transformation s’inscrit dans un contexte où la part modale du vélo a doublé en 10 ans ce qui reflète un changement dans les modes de déplacements quotidiens. Pour autant, le nouveau service vélôToulouse ne se résume pas à un simple renouvellement. Il représente un projet complexe confronté à diverses contraintes opérationnelles, sociales, financières et politiques. Comment déployer le service en garantissant une répartition équitable des stations ? Comment assurer l’accessibilité à tous les territoires ? Ces questionnements mettent en lumière des tensions et arbitrages à faire dans la mise en place d’un système VLS et plus généralement dans un système de transport. Le déploiement de vélôToulouse illustre la volonté de densifier le maillage territorial, tout en se confrontant à des contraintes opérationnelles, politiques et budgétaires.
À travers le cas de vélôToulouse, ce travail a pour objectif d’analyser le déploiement du service par le prisme de la justice socio-spatiale en interrogeant les modalités d’accès à l'offre VLS. Existe-t-il et faut-il à tout prix bâtir une offre de mobilité selon un principe de justice socio-spatiale ? Le cas du VLS toulousain illustre la tension entre un idéal théorique de la justice socio-spatiale et les contraintes d’un service public. Si le VLS a pour objectif d’offrir une alternative durable à l’autosolisme et à favoriser l’accessibilité à la mobilité, sa mise en place rencontre des limites techniques, financières et opérationnelles qui rendent difficile voire impossible une satisfaction totale de tous les usagers. Car si nous interrogeons le VLS dans son accessibilité et sa capacité à répondre à un principe d’équité territoriale, tout service de mobilité peut être questionné dans sa forme et sa conception. Une justice parfaite est-elle utopique pour tout système ? De son côté, bien que le VLS ne puisse répondre à une justice parfaite, il reste à ce jour un instrument important de la mobilité urbaine qui ne cesse de stimuler la réflexion afin de l’améliorer et de l’adapter à divers contextes urbains.
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Le PACTE territorial : un outil de massification « énergétique » révélateur d’une fragmentation locale ?
Cas Tarn-et-Garonnais Ce mémoire de recherche vise à interroger la capacité du nouvel outil de l’anah : le PACTE territorial France Rénov’, est-ce un levier de massification de la rénovation énergétique d’autant plus dans des départements marqués par de fortes disparités territoriales ? Les politiques publiques tiennent une place importante dans cette réflexion, tout comme les dynamiques et les spécificités territoriales. Elles sont étudiées à un niveau local, à partir d’une étude de cas sur le département du Tarn-et-Garonne.
L’analyse s’est formalisée et articulée au travers d’un stage professionnel que j’ai effectué au sein de SOLIHA Tarn-et-Garonne. Les résultats de cette recherche montrent que, si le PACTE territorial permet d’assurer une couverture complète et un accès à l’information égale sur le département, son efficacité reste conditionnée par des dynamiques locales contrastées. Un déséquilibre est observé entre les
zones urbaines, rurales et très rurales mais également en fonction des zones géographiques et leurs dynamiques. Cela souligne les limites d’un dispositif pensé à une échelle intercommunale qui exempte les réalités liées au bassin de vie et à l’unité d’attraction de la métropole toulousaine. L’analyse de la mise en oeuvre de cette nouvelle réforme est faite au regard des politiques publiques sur l’habitat qui reposent sur plusieurs niveaux. Afin de comprendre cet enchevêtrement, le travail de recherche a combiné des méthodes d’observations et d'entretiens qui révèlent une certaine une pesanteur territoriale qui influe sur
l’efficacité de l’action publique face à des enjeux d’habitat.