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L'espace public comme levier d'acceptabilité sociale de la densification urbaine ? L'exemple d'une démarche expérimentée dans le Sicoval Dans ce mémoire, je traite du rôle de l’espace public dans l’acceptabilité sociale de la densification des territoires en mutation. Ce sujet a fait l’objet de ma mission principale, en stage de 3 mois au sein de l’intercommunalité du Sicoval, qui se trouve au Sud-Est de l'agglomération toulousaine. Cette mission a débouché sur la création d’un outil pédagogique, sous la forme d’une grille d'observation, ainsi que sur une animation auprès des membres du CoDev SET et des habitants du Sicoval. Elle traite des enjeux liés à la densification urbaine et à la qualité des espaces publics, dans un contexte d’espaces situés à l'intermédiaire entre la ville dense et la campagne. Un focus particulier est donc fait sur le sujet des espaces publics dans les zones périurbaines, qui possèdent des enjeux parfois différents de ceux de la ville, avec un interfaçage plus sensible entre habitats individuels et collectifs. La finalité de cette mission s’est donc portée sur un secteur de la commune de Pechabou, possédant un espace public inspirant dans une zone densifiée. Au fur et à mesure de ce mémoire, à travers un état de l'art sur les enjeux connexes, l'accent est donc mis sur la capacité de l’espace public à jouer un rôle pour faciliter la perception de la densification, pour les habitants de ces zones. Je m'interroge aussi sur le fait que la participation citoyenne, et l’implication de certains d’entre eux dans la conception des espaces publics, puisse permettre d’accroître l’acceptabilité des projets de densification urbaine.
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Gestion intégrée des activités humaines et préservation des espèces emblématiques de montagne face au changement climatique Dans un contexte de préservation des espèces de montagne, comme l’isard ou les galliformes de montagne, des programmes PERHIS (Perdix perdix hispaniensis) et TUIB (Tetrao Urogallus IBericus), nous allons durant deux mois participer au suivi GPS de deux espèces: le Grand Tétras et la Perdrix grise des Pyrénées. Avec ce suivi, les données récoltées nous permettent de comprendre leurs déplacements, leurs habitudes de vie en fonction des différentes périodes dans l’année. Leur reproduction, leur alimentation, ainsi que leur phase de repos. Grâce à cette base de données nous pouvons ensuite faire un lien entre ces espèces et leur habitat et la pression humaine
pour nous poser plusieurs questions sur le devenir des galliformes en montagne. Nous traiterons aussi l’introduction d’une espèce telle que l’isard sur un secteur choisi. Nous en observerons les caractéristiques, afin d'établir si l’introduction est réalisable ou
non, suivant plusieurs paramètres. En effet le dérèglement climatique impacte tous les milieux, notamment les milieux montagnards où l’on constate une hausse de la température qui peut affecter la flore et la faune.
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Deuxième passage du Protocole de Suivi Dendrométrique des Réserves Forestières, Réserve Naturelle Nationale de Nohèdes (Pyrénées-Orientales) Dans le cadre de mon Master 1 Géographie Aménagement Environnement Développement,
parcours Gestion et évaluation des Environnements MOntagnards j’ai réalisé un stage de 3 mois
au sein de la Fédération des Réserves Naturelles Catalanes (FRNC). Ma mission principale
consistait en la réalisation du second passage du Protocole de Suivi Dendrométrique des
Réserves Forestières (PSDRF) sur la Réserve Naturelle Nationale (RNN) de Nohèdes, seize ans
après les premiers relevés. Ce protocole vise à suivre dans le temps l’évolution des forêts en
réserve naturelle à travers une série d’indicateurs écologiques : structure du peuplement,
volume de bois mort, régénération naturelle, présence de dendromicrohabitat, etc.
Dans un contexte de changement climatique accentué en montagne, ce travail apporte une
meilleure compréhension des dynamiques forestières à long terme. La réserve de Nohèdes, qui
s’étend sur plus de 2000 hectares et présente un fort gradient altitudinal (472 m à 2459 m), est
un site particulièrement riche et complexe à analyser. La RNN de Nohèdes fait office
d’observatoire de la biodiversité face aux changements globaux. Son objectif est de prévoir et
comprendre ces changements, afin d’agir et d’alerter sur des menaces, qui pèsent notamment
sur des services écosystémiques primordiaux, comme la qualité de l’eau ou la stabilité des sols.
L’acquisition des données a ensuite mobilisée une équipe formée et un protocole dense basé
sur des équipements spécifiques (télémètres, compas forestiers, GPS, logiciel Dendro3, etc.).
L’analyse des premiers résultats met en lumière certaines tendances notables : augmentation du
volume de bois mort, potentielle présence accrue de dendromicrohabitats, signes de
dépérissement de certaines essences peu adaptées aux conditions climatiques actuelles. Ces
observations alimentent une réflexion plus large sur la gestion forestière dans les aires
protégées, en particulier dans les territoires de montagne. Le PSDRF paraît ainsi être un outil
précieux pour le suivi écologique et la gestion adaptative des forêts naturelles.
Ces réserves naturelles jouent un rôle essentiel en tant qu’observatoires de la biodiversité. Grâce
aux suivis scientifiques réguliers qui y sont menés, elles permettent de collecter des données
précises et de longue durée sur l’état des milieux, les dynamiques des populations et l’évolution
des habitats. Cette continuité dans le suivi est indispensable pour détecter les tendances à long
terme, qu’elles soient liées aux changements climatiques, aux pressions humaines ou à des
phénomènes naturels. En centralisant et en analysant ces informations, les réserves offrent à ses
gestionnaires et aux chercheurs un outil précieux pour comprendre les processus écologiques
et anticiper les évolutions futures. Elles jouent ainsi un rôle de sentinelles, capables d’alerter
sur les menaces émergentes et de guider les choix de gestion afin de préserver durablement la
richesse et la fonctionnalité des écosystèmes.
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La participation dans la politique de la ville, entre bonnes intentions et auto-censures institutionnelles. L'écosystème de la politique de la ville actuel est-il favorable à la prise en compte de la parole des habitants ? Ce mémoire a été réalisé dans le cadre d’un stage de master 2 Urbanisme et Aménagement, au
sein du Centre de Ressources Politique de la Ville de la Région Centre-Val de Loire. Il porte sur
les conditions systémiques qui favorisent ou non la prise en compte de la parole des habitants
à travers la participation citoyenne dans la politique de la ville.
Alors que les écrits critiques sur la politique de la ville et la participation citoyenne ne manquent
pas, ce mémoire apporte une lecture territorialisée (en Centre-Val de Loire), à travers le prisme
analytique de ces cinq années d’études.
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Corrélations entre les facteurs de succès de l’autopartage et les variables sociogéographiques : Analyse des zones contraignantes à l’usage de la voiture individuelle dans Toulouse Métropole Cette recherche étudie le lien entre le succès de l’autopartage, en tant que solution de mobilité partagée, et les caractéristiques locales du service. Dans un contexte de transition vers des mobilités durables, les politiques publiques incitent à délaisser la voiture individuelle au profit de modes plus écologiques via l’aménagement du territoire. Elles visent à réduire l’usage des véhicules motorisés privés et à faire évoluer les pratiques de déplacement. L’analyse statistique repose sur des données sociogéographiques et de performance des stations. Des corrélations et croisements de variables ont permis d’identifier les principaux facteurs associés à l’intensité d’usage du service. Les résultats mettent en avant que sont la densité de population, la part d’actifs allant travailler sans voiture, la présence de contraintes routières (zones piétonnes, voirie restreinte) et l’ancienneté de la station qui expliquent le plus le chiffre d’affaires et la partageabilité. Enfin, la comparaison entre cinq métropoles montre que le succès varie fortement selon les contextes locaux. Cette diversité remet en question l’idée d’un modèle unique à l’échelle nationale, soulignant l’importance d’adapter les stratégies d’implantation aux spécificités territoriales.
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Cladestine epistemology: the problem of dialectics in the work of Evald Ilyenkov This thesis offers a critical reconstruction of the philosophical project of the prominent Soviet Marxist Evald Ilyenkov (1924-1979). Situated within the post-Stalin “Thaw,” Ilyenkov’s work sought to revitalize dialectical materialism by developing a sophisticated theory of the “ideal.” He conceived of thought not as a mere reflection of reality but as an objective social process, a form of material activity irreducible to individual psychology or physiology. While scholarship often presents Ilyenkov as either an pre-critical ontologist or a Kantian-style humanist, this study argues that his central ambition was to synthetically fuse ontology and epistemology. The thesis explores Ilyenkov’s heterodox readings of Spinoza, Hegel and Marx, which redefine thinking as a mode of action of matter itself. Through a sociohistorical analysis of key Soviet philosophical debates – from the early Mechanist-Deborinite controversy to the postwar struggles over formal and dialectical logic – the work contextualizes Ilyenkov’s interventions. It argues that his philosophical positions were a form of clandestine political critique aimed at the dogmatic and technocratic tendencies of official Soviet Marxism. The analysis traces the development of his thought through key texts: his early “Theses on the object of philosophy,” which redefines philosophy as a science of thought; his unpublished manuscript “Cosmology of the Spirit,” which posits an active, self-renewing matter with profound ecological implications; and his major work, The Dialectics of the Abstract and the Concrete in Marx’s Capital, which grounds his onto-epistemology in a concrete method. Ultimately, this thesis presents Ilyenkov not as a mere dissident but as the author of a complex and heterodox Marxism. His work offers vital resources for contemporary critical theory, providing a non-reductive materialist framework for understanding the relationship between the material and the ideal, the human and the non-human, and for rethinking the political possibilities of dialectics in the face of the contemporary crises.
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Comprendre les processus de renormalisation et de valuation pour accompagner l’autonomisation au travail d'agriculteurs engagés dans la transition agroécologique : le cas d'éleveurs valorisant les milieux semi-naturels L’autonomie des agriculteurs constitue un levier pour la transition agroécologique et joue un rôle central dans leurs transitions professionnelles. Pour ces transitions, certains travaux soulignent la nécessité d’analyser les changements axiologiques et de les rendre visibles pour accompagner les éleveurs. Pour éclairer ce point, nous avons articulé la théorie de la « renormalisation », proposée par Yves Schwartz et Louis Durrive, et celle de la « valuation », proposée par John Dewey, afin d’analyser l’autonomisation au travail comme un processus de reconception des normes et des valeurs émergeant dans la confrontation aux situations de travail et en interaction avec leurs environnements de travail. Ainsi, dans une perspective de conception de formations et d’accompagnements individuels, notre objectif est d’identifier les conditions facilitant ces processus de renormalisation et de valuation chez des éleveurs en transition agroécologique.
Pour cela, nous avons conçu un dispositif de recherche en deux étapes, avec une posture double de compréhension et d’intervention, en collaboration avec un réseau d’éleveurs qui prône une alimentation des animaux au pâturage valorisant des végétations semi-naturelles au niveau national et local. Nous avons tout d’abord mené des entretiens sur la base de récits auprès de 8 éleveurs. Nous avons ensuite mis en place trois ateliers de récit professionnel ainsi qu’un atelier de codéveloppement avec pour objectif de développer une capacité d’enquête, de doute et de penser chez les éleveurs participants.
L’analyse transversale des entretiens individuels met en évidence le poids des normes de l’entourage de proximité (propriétaires fonciers, famille, voisins) sur l’engagement dans des pratiques alternatives. De plus, nous soulignons que l’adoption d’une posture d’enquête est une condition de renormalisation chez les éleveurs. Le collectif joue ici un rôle central, en constituant un espace de réassurance professionnelle face au décalage entre leurs pratiques et les systèmes plus conventionnels. Une analyse plus approfondie de trois cas de trajectoires de valuation révèle des temporalités différenciées dans l’induction d’enquêtes par les éleveurs, ainsi que des moyens différents pour accorder une valeur à une végétation spontanée et soutenir ainsi la continuité de leurs expériences. Enfin, cette analyse met en lumière une diversité de conditions favorisant les processus de valuation : qu’elles soient organisationnelles, d’investissement matériel, d’appropriation de concepts théoriques, d’expérimentation et d’adoption de nouvelles pratiques guidées par les normes qui émergent de ce processus.
D’autre part, l’analyse des ateliers montre une diversité de conditions formatives à agencer pour développer une capacité d’enquête, de doute et de penser chez les éleveurs, telles que : 1) susciter une réflexion critique sur ce qui « fait métier » pour les éleveurs et redéfinir leurs propres normes professionnelles, 2) partager des postures de renormalisation pour dépasser les évaluations d’autrui, 3) accompagner l’éducation du regard ainsi que la valuation du travail des éleveurs, 4) proposer des situations décalées pour favoriser l’induction de l’indétermination, et 5) élucider certains éléments de l’activité déterminants pour les éleveurs, mais restés invisibles pour le collectif jusqu’alors, ainsi que leur manière d’éprouver l’indétermination, afin de favoriser la continuité dans l’activité interrompue.
Dans une perspective scientifique, nous proposons une définition didactique de l’autonomie au travail des éleveurs. Dans une perspective opérationnelle, nous proposons de concevoir des dispositifs visant non seulement les éleveurs, mais également les acteurs qui les entourent, afin de susciter une renormalisation chez eux ou a minima les sensibiliser sur les raisons qui poussent les éleveurs à pratiquer et produire différemment de ce qui est plus traditionnellement pratiqué sur les territoires.
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Miroitement et reflet de la femme : histoire critique d'un motif À la fois objet du quotidien et surface réfléchissante, au sens propre comme au figuré, le miroir accompagne depuis toujours la représentation de la femme. Plus qu’un simple objet, il ouvre une infinité de surfaces où se déploie le motif du reflet : dans l’eau, le verre, l’ombre, ou encore le regard. Reflet de soi ou regard de l’autre, trace d’une mémoire ou illusion d’une image, il traverse les siècles et les œuvres comme un lien fragile et chargé de sens.
Ce mémoire propose un travail propose une traversée critique, esthétique et symbolique de ce motif récurrent du reflet féminin, de l’Antiquité à nos jours. À travers la littérature, les arts visuels, la philosophie et les pensées féministes, il interroge ce que le miroir donne à voir, et à penser.
Reflet de soi, regard de l’autre, trace du passé ou outil de réinvention, le miroir devient un espace réflexif où s’articulent désir, mémoire, identité et pouvoir. De Narcisse au selfie d'aujourd'hui, le motif prend des sens différents : perte de liberté ou émancipation ; il idéalise, ou bien il critique…
Car le reflet n’est jamais neutre : c’est une surface symbolique, qui condense à la fois le regard porté sur la femme, le regard qu’elle porte sur elle-même, et le regard construit autour d’elle.
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Les minorités de genre face au cancer : une approche critique des soins oncologiques en France Ce mémoire propose une analyse critique du système de soins oncologiques français à partir de l’expérience des minorités de genre. En croisant philosophie, médecine, droit et sciences sociales, il explore comment la binarité de genre et la cisnormativité structurent l’organisation des soins et contribuent à l’invisibilisation des minorités de genre dans les parcours de dépistage, de traitement et de suivi du cancer. Ce travail interroge tant les normes biomédicales dominantes que les mécanismes administratifs, qui ensemble renforcent l’invisibilisation de ces populations, dans un contexte marqué par une carence de données épidémiologiques fiables. L’objectif est de proposer des pistes pour une prise en charge oncologique plus équitable, inclusive et attentives aux identités de genre.
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Les concepts philosophiques dans la Philosophie pour enfants : une approche phénoménologique de l'imagination et la conceptualisation. Dans les années 1970, un programme a été lancé pour aider les enfants à aborder la philosophie d'une manière nouvelle, la Philosophie pour enfants. Créée par Matthew Lipman et Margaret Sharp, leur proposition repose sur l'idée que l'enfant, en tant qu'individu, est capable de philosopher et que ce chemin doit être guidé pour que les enfants puissent penser par eux-mêmes. Ainsi, la philosophie pour enfants est conçue comme la création de possibilités basées sur la condition de l'enfant. Pour ce faire, des communautés de recherche ont été créées, dans lesquelles le dialogue, la réflexion méthodique, la lecture et l'argumentation sont privilégiés. Cette approche de la philosophie repose sur le principe que l'imagination des enfants peut être utilisée pour créer de nouveaux mondes, de nouveaux paradigmes de compréhension. D'après les lectures de Sharp et Lipman, nous constatons que les communautés de recherche souhaitent être des écoles de sens. Par conséquent, l'acte d'imagination et de conceptualisation ne sont pas seulement des moments de dialogue ou de didactique philosophique. Concevoir à partir de communautés de recherche doit se faire à travers une méthode rigoureuse et organisée. Mais alors, quel est l'acte par excellence de la philosophie pour les enfants : imaginer ou conceptualiser ? La réponse à cette question est double : d'une part, les deux sont importants et, d'autre part, il existe une dépendance ontologique de chacun d'eux. L'acte d'imaginer et l'acte de conceptualiser deviennent évidents au moment du dialogue philosophique et on ne peut pas conceptualiser l'inimaginable. C'est pourquoi nous pensons qu'il est nécessaire de répondre à ce vide qui existe dans la philosophie pour les enfants à partir de la perspective de la phénoménologie. Il s'agit d'entrevoir les limites de chacun de ces actes et leur rapport avec la construction du monde. Ainsi le point central de ce mémoire : présenter les caractéristiques de l'acte de l'imagination et la conceptualisation du point de vue phénoménologique, créant ainsi un lien entre la philosophie pour les enfants et la consolidation des communautés de recherche.
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Ironie, éthique et modernité. Réexamen du concept d'ironie chez Kierkegaard. Ce mémoire propose un réexamen du concept d'ironie chez Kierkegaard. Que l'ironie revête le costume socratique, romantique ou bien kierkegaardien, ses dissimulations et ses mascarades offrent le terreau fertile de sa philosophie de la subjectivité. Du portrait insaisissable de Socrate à la critique du romantisme allemand-- conçu comme une machine à fabriquer ce que Hegel nomme des "belles âmes mourant d'ennui"--, nous traverserons toute la thèse de doctorat du philosophe danois pour nous imprégner de l'ironie, telle qu'elle fut le fondement de toute sa pensée ultérieure-- et sans doute de toute sa vie.
L'ironie est le médium-- la voie-- vers une vie humaine authentique, ainsi que la condition sine qua non de l'épanouissement éthique et religieux.
Kierkegaard est le prodige de la fracture avec les pensées prédominantes, et se veut le prophète de son temps. Empreint d'ironie comme d'une écharde dans la chair, ce mémoire est également un hommage à une figure trop longtemps méconnue en France, et dont la pensée échappe aux systèmes qu'elle s'emploie à déconstruire.
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Penser l'accueil : espaces politiques et gestes de l’assemblage Cette thèse porte sur la notion d’accueil en philosophie et sa capacité à renouveler une approche tant physique que politique de l’espace. Les moments de l’assemblage, à l’échelle du geste en train de faire et d’être fait, ne peuvent être ni saisis ni évalués : j’explore les ressources théoriques et politiques de ce seuil, de ce moment où s'inventent des figures ne répondant plus à un principe premier, ni causal, ni d’autorité.
Cette recherche autour des gestes de l’assemblage nourrit l’examen de la notion d’accueil : à la suite de la lecture critique de l’hospitalité développée par Derrida, j’examine en quoi la notion d’accueil – beaucoup moins débattue en philosophie que celle de l’hospitalité mais sortant justement des conditions constitutivement dissymétriques propres à la tradition hospitalière – peut être féconde pour penser le faire et l’agir-ensemble. J’examine en particulier la spécificité de gestes d’assemblage qui improvisent pour concevoir-réaliser dans le même mouvement : autour d’un faire-ensemble qui est un ‘faire-avec ce et cell·eux qui sont déjà-là’, s’invente une micro-politique des gestes qui déploie une myriade de relations dont le trait commun est l’improvisation. Les gestes qui tâtonnent suspendent les habitudes et font surgir du neuf. En cela ils sont un lieu privilégié d’expérimentation et d’observation de ce que je cherche à décrire par l’agir-avec et l’agentivité : de multiples façons de vivre et de pratiquer une ouverture à l’imprévisible. À l’heure de l’instrumentalisation des discours sur l’espace, en particulier sous le modèle de la ville néolibérale depuis les années 1980, ce travail propose ainsi une approche de l’espace comme relation, pour penser des figures, des formes et des usages de l’espace ouvert dont le « lexique reste à inventer » (Nancy).
Mes travaux partent d’une approche critique de la phénoménologie de l’espace et du corps chez Husserl et Merleau-Ponty, des apports décisifs de la pensée Beauvoir et d’Arendt pour penser la relationnalité et la pluralité, et des travaux récents de Barad et Haraway sur la spatialité et l’agentivité. Mes recherches s’ancrent dans une pratique personnelle et collective de la conception-construction en architecture, qui dialogue avec d’autres pratiques contemporaines (danse et sculpture notamment) et leurs formes multiples d’assemblage pour explorer la pertinence d’une conceptualisation de la notion d’accueil comme philosophie politique (Derrida, Nancy, Arendt, Barad). J’examine ainsi d’abord ce que la phénoménologie a pu dire de la perception de l’espace, puis en quoi le tournant politique impulsé par Beauvoir et Arendt à partir de la pluralité a ouvert des pistes pour penser la relationnalité. J’interroge ainsi notamment, sans confondre leurs projets respectifs, en quoi l’agentivité de la matière [mattering] et l’ontologie relationnelle proposées par Barad font écho à la pensée de l’action et du politique chez Arendt, et ce qu’elles peuvent apporter à une pensée de l’accueil à partir des gestes de l’assemblage.
Je cherche à montrer que l’accueil n’est pas l’hospitalité, en ce qu’il permet de penser l’espace partagé et de mobiliser des ressources pour l’agir-ensemble. La notion d’accueil est travaillée par des motifs du neuf et de l’ouvert qui permettent de mettre en évidence ce qui façonne les espaces et la façon dont ils nous façonnent en retour. Les moments de l’assemblage sont des moments de suspension où peut être éprouvé très concrètement à la fois le faire et l’action comme agir politique, et où peut être aperçu cet espacetempsmatière-en-devenir [spacetimemattering] que développe Barad et qui rebat les cartes de la matérialité/matérialisation. Ainsi, j’examine si et en quoi interroger les figures du ‘tas’, de la ‘struction’ et de la suspension, la co-émergence d’un faire qui fait et défait en faisant, et la micro-politique des gestes éprouvés permet de penser le potentiel subversif de l’accueil.
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Légitimité, éthique et possibilité de la relation intersubjective entre l’enseignant(e) et l’apprenant(e) Il arrive que l'enseignant(e) se sente intimement investi(e) d'une mission pour des apprenant(e)s en particulier, qu'il(elle) veuille dépasser sa fonction pour se porter aux secours d'un(e) élève. Mais dans la quotidienneté de la vie des équipes pédagogiques, ces dépassements sont souvent vus comme un manque de professionnalisme, une sensibilité à refreiner, un danger pour l'équité dans le traitement des besoins de tou(te)s les apprenant(e)s et pour la cohésion de l'équipe pédagogique. Nous voudrions montrer dans ce travail qu'au contraire, la relation intersubjective attentionnée entre un enseignant(e) et un apprenant(e) est légitime et universalisable. Plutôt que la dissimuler, il serait plus juste de travailler à la rendre possible pour tous les apprenant(e)s et d'articuler cette justice dans la prise en compte d'une subjectivité avec la nécessité de justice dans l'égalité de traitement de tou(te)s les membres d'un groupe. Nous allons ainsi commencer par décrire les enjeux et limites de la relation entre l'enseignant(e) et ses apprenant(e)s dans la quotidienneté du groupe, puis nous montrerons la légitimité et l'universalité d'une relation intersubjective attentionnée dont nous formulerons ensuite une première éthique. Dans une dernière partie, à partir des concepts de "communauté pédagogique en portance" et de "responsabilisation agissante", nous formulerons quelques pistes pour rendre possible cette approche intersubjective tout en l'articulant avec les nécessités du groupe. Enfin, nous mettrons à l'épreuve ces concepts en les expérimentant avec une équipe pédagogique et en observant le travail d'un chorégraphe qui nous semble, dans son accompagnement de ses danseur(se)s, proche de ce rapport privilégié à l'apprenant(e).
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Récits de l'homosexualité masculine à l'épreuve du sida (Hervé Guibert, Edmund White) Ce travail rend compte des différents récits de l'homosexualité masculine à l'épreuve du sida, avec un intérêt particulier pour les œuvres d'Hervé Guibert et Edmund White, ainsi que d'autres œuvres, la plupart en français, sur ce thème entre les années 1980 et 2000.
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Les mobilités dans un territoire peu dense : le Grand Autunois Morvan Au cours du mémoire, la pratique de la mobilité en milieu rural est interrogée. La communauté de communes du Grand Autunois Morvan (CCGAM) est un EPCI assez étendu, peu dense avec une population vieillissante. Le mémoire essaie de dépeindre comment ces territoires font face à de nombreuses difficultés du fait de leurs spécificités. La dépendance à la voiture de ces territoires est mise en perspective face aux défis liés à la transition vers des mobilités plus durable. Et à travers l'analyse des modes actifs (vélo, marche) et des solutions partagées tells l que le covoiturage, ainsi que dans le cadre de la LOM, nous verrons comment le territoire fait face à ses difficultés.
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“Law must precede man into space”. Le milieu des juristes du droit de l'espace dans les années 1950 et 1960 : entre affrontements idéologiques, promotion de l'astroculture et défense de l'universalisme Lorsque le premier satellite artificiel est envoyé en orbite par les Soviétiques en 1957, il n'existe pas de droit régissant spécifiquement les activités spatiales. Pourtant, de nombreux articles ont déjà été écrits sur le sujet par des juristes, qu'ils soient conseillers juridiques dans des entreprises ou des organisations internationales, à l'Organisation des Nations Unies (ONU), qu'ils soient professeurs, avocats, juges voire qu'ils occupent plusieurs de ces fonctions à la fois. Ces juristes, à leur grande majorité des hommes, se trouvent majoritairement en Occident bien que des auteurs viennent également du bloc de l'Est, de l'Amérique latine ou encore de l'Asie. Cette production doctrinale se trouve divisée par des antagonismes idéologiques, entre bloc capitaliste et bloc communiste, mais partage néanmoins une même confiance dans le futur de l'humanité : un futur dans les étoiles, que promet l'imaginaire sociotechnique dominant. Une partie importante de ces juristes tente de se constituer en une communauté internationale à travers la création d'organisations internationales et de lieux de réflexion, dans l'espoir de peser sur le cours des relations internationales. Les militants astronautiques, défenseurs de la conquête spatiale depuis l'entre-deux-guerres, et réunis depuis les années 1950 au sein de la Fédération astronautique internationale, accueillent ces tentatives de création d'une communauté juridique du droit de l'espace, laquelle se trouve étroitement liée avec ces acteurs des promesses technoscientifiques sur lesquels repose l'astroculture hégémonique. La Guerre froide devient alors autant un cadre général qu'il s'agit d'écarter dans l'espoir de parvenir à une communauté véritablement internationale, qu'un enjeu pour une partie des juristes influencés par le développement des thèses réalistes en relations internationales : pour ceux-là, le droit de l'espace doit devenir un outil au service de la puissance, qui étatsunienne, qui soviétique. Néanmoins, une majorité de juristes reste influencée par l'internationalisme libéral et place ses espoirs dans l'ONU pour assurer que la conquête spatiale se fasse au service de l'humanité toute entière. Le retour du droit naturel après la Seconde Guerre mondiale et les combats internationalistes déjà menés par plusieurs juristes dans le domaine aérien au début du XXème siècle, font également partie de l'héritage qui inspire ces juristes. Ces derniers développent alors des projets internationalistes et même supranationaux : que ce soit par l'ONU ou par une nouvelle organisation, ils défendent la création d'un ordre proprement supranational afin d'éviter que la guerre ne s'exporte dans l'espace, une perspective particulièrement redoutée à l'heure des armes atomiques que détiennent les deux Grands. Une minorité de juristes pousse ses réflexions plus loin, en s'appuyant sur les espoirs promus par la science depuis près d'un siècle : la conquête spatiale pourrait permettra de rencontrer une vie intelligente ailleurs dans l'univers. Si tel devait être le cas, le droit devra alors empêcher que ne se reproduisent les horreurs de la colonisation, alors même que les années 1950 et 1960 voient les empires coloniaux européens se déliter. La perspective juridique, en prenant en compte l'éventualité d'une rencontre entre espèces, devient un espace pour penser un droit qui se veut proprement universel, capable de fonder une passerelle entre des êtres de raison, d'où qu'ils viennent et peu importe leurs apparences ou leurs cultures. La doctrine du droit de l'espace apparait ainsi comme l'un des derniers espaces de développement et d'épanouissement d'un internationalisme libéral qui s'alimente du droit naturel et de l'imaginaire sociotechnique, alors même que les théories réalistes le font reculer partout ailleurs.
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Revue professionnelle Architecture Intérieure CREE (1970-2015) : son étude singulière de l’architecture et du design en France. Née de la fusion de deux revues, Architecture Intérieure CREE (issues elles-même de toute une chaîne de revues qui témoignent d’un marché d’activités professionnelles et économiques) occupe une place singulière dans le paysage éditorial français. Depuis les années 1950, cette revue professionnelle rend compte des évolutions stylistiques, politiques et sociales qui traversent l’architecture et le design. Elle est le témoin d’un moment charnière marqué par la réforme de l’enseignement, l’adoption de lois, la professionnalisation et la reconnaissance progressive de l’architecture intérieure.
AIC adopte une posture engagée à travers son soutien pour le design industriel français et son implication pour l’officialisation du statut d’architecte d'intérieur. Elle ne se contente pas d’être une revue parmi d’autre, elle revendique une approche interdisciplinaire, avant-gardiste qui ne se conforme pas. Pendant que la majorité des revues traite de l’architecture dite noble, en se concentrant sur l’étude technique d’habitation - en majorité des appartements - AIC veut quant à elle valoriser les environnements de vie et de travail. Pour se faire, elle les analyse dans leur globalité : bureaux, hôtels, restaurants, magasins, maisons ou transports en commun sont étudiés selon leur dimension esthétique, technique et/ou sociale. Elle ne se contente pas de leur enveloppe, elle veut adopter un regard complet qui veille aussi sur l’aménagement intérieur et les nouveaux équipements qui redéfinissent l’espace.
À travers une série d’analyses formelles et théoriques de ses numéros, en particulier ceux d’Architecture Intérieure CREE, ce mémoire apporte une contribution au champ de la recherche en proposant un nouvel outil pour étudier l’évolution de l’architecture et du design en France.
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Les tanks à l’assaut : think tanks, réseaux d’élites et gouvernance au Chili (1980-2024) : le Centre d’Études Publiques (CEP) et la Fondation pour le Progrès (FPP) Ce mémoire examine le rôle des think tanks en tant qu’intermédiaires intellectuels dans la structuration des élites au Chili. Agissant comme des brokers entre les sphères académique, médiatique, économique et politique, ces institutions participent activement à la circulation des idées, à la production de récits légitimants et à la consolidation de coalitions idéologiques. En mobilisant une approche interdisciplinaire mêlant sociologie des élites, analyse de réseaux, méthodes numériques et analyse de discours, ce travail met en lumière les logiques de légitimation à l’œuvre dans le champ des idées pro-marché. L’analyse approfondie de deux think tanks majeurs – le Centre d’études publiques (CEP) et la Fundación para el Progreso (FPP) – s’appuie sur un corpus varié : cartographies relationnelles, archives numériques, productions médiatiques et interventions publiques.
Ce mémoire s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’économie politique de la production intellectuelle, les circulations transnationales d’idées et la recomposition des élites chiliennes à la lumière du soulèvement social d’octobre 2019.
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Stage autour des jardins pédagogiques dans les collèges du Val de Marne Ce mémoire rend compte d’un stage de deux mois effectué au sein du service PEPSE (Préservation des Espaces, Promotion et Sensibilisation Environnementale) de la Direction des Espaces Verts et du Paysage (DEVP) du département du Val-de-Marne (94). Mon stage s’est inscrit dans le cadre de la stratégie « Nature en Val-de-Marne », et plus spécifiquement dans une réflexion sur l’accompagnement des jardins pédagogiques dans les collèges.
L’objectif central a été de structurer une politique d’aide aux collèges dans la conception, la gestion et la valorisation de leurs jardins pédagogiques. Pour cela, plusieurs missions ont été menées : un inventaire photographique et analytique des établis- sements publics du département, la création d’un arbre d’aide à la décision, la rédaction d’une charte des bonnes pratiques et la co-production d’un projet pilote dans un collège REP+ à Vitry-sur-Seine. Ce travail s’est appuyé sur une méthodologie croi- sant analyse de terrain, entretiens, conception d’outils opérationnels, et mobilisation de références en éducation à l’environne- ment et aménagement urbain et montagnard.
Au-delà de la seule échelle départementale, ce mémoire propose une mise en perspective avec les enjeux montagnards, dans le cadre de ma formation (GAED - GEMO). Il montre que les spécificités des collèges de montagne (climat, topographie, biodi- versité, saisonnalité) nécessitent une adaptation fine des outils et des approches. Des convergences sont possibles, à condition de contextualiser les solutions, notamment en matière de palettes végétales, de gestion collective et d’articulation avec les pro- grammes scolaires.
Ce mémoire interroge ainsi les conditions d’un jardin pédagogique durable, capable de répondre à des enjeux écologiques, éducatifs et sociaux. Il souligne l’importance du travail partenarial, de l’accompagnement technique, et de l’ancrage territorial. Enfin, il propose des pistes concrètes pour élargir l’expérience menée dans le Val-de-Marne à d’autres contextes, notamment montagnards, où la nature est omniprésente mais pas toujours accessible pédagogiquement.
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Amélioration des connaissances des complexes tourbeux de la RNR des tourbières du bief du Nanchez (Haut-Jura) Ce présent mémoire de stage de Master 2 “Gestion et évaluation des environnements montagnards” s’inscrit dans un contexte d’amélioration des connaissances de la RNR des tourbières du bief du Nanchez, afin d’aider le PNR du Haut-Jura à orienter sa gestion du site dans le cadre de la rédaction du premier plan de gestion. Ce mémoire explore plusieurs paramètres tels que la profondeur de tourbe, la surface des complexes, leur topographie, la direction des écoulements, la qualité de tourbe et le potentiel stock de carbone, pour aboutir à une estimation de l’état de conservation des sites. L’étude de ces paramètres est basée sur deux protocoles de terrain. Le premier correspond au protocole de sondage pédologique destiné à définir la superficie des complexes tourbeux à partir d’un critère de 40cm de tourbe minimum et d’estimer le volume de tourbe par interpolation des points de sondage. Le deuxième correspond au protocole de prélèvements destiné à l’analyse de la qualité de la tourbe en laboratoire et à l’estimation du stock de carbone des tourbières. À cela, se sont ajoutées plusieurs analyses cartographiques de manière à visualiser les profils topographiques des sites et les directions des écoulements potentiels. L’ensemble de ces paramètres couplés aux données de végétations issues de l’expertise écologique de Rémi Collaud, a permis d’aboutir à une estimation de l’état de conservation de 4 sites sur les 5 composant la Réserve.